Palais ducal – Nancy

Programme de l’intervention : Restauration des façades et toiture. Mise en lumière
Maîtrise d’ouvrage : Ville de Nancy
Maîtrise d’oeuvre : Pierre-Yves Caillault ACMH mission complète
Calendrier des travaux : 2005-2012
Coût des travaux :  3 607 882,72 € HT
Surface SHON :  4 300 m2

Le monument

Le Palais ducal de Nancy est resté longtemps le siège de l’administration et le lieu d’établissement de la cour jusqu’au départ progressif, mais définitif, de celle-ci au château de Lunéville en 1723.
Les proportions du palais des Ducs actuel remontent au début XVIe siècle. Sont aujourd’hui conservés la façade sur rue, la porterie (corps de logis renfermant la galerie des cerfs) et le pavillon d’escalier (tour de l’horloge). Largement remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles sous l’impulsion du Duc Léopold puis de Stanislas, le palais ducal est restauré de 1850 à 1862 par Boeswillwald, Architecte en Chef des Monuments Historiques. En 1871 un incendie entraîne la reconstruction de la partie nord-est et le remplacement des charpentes en métal.

La restauration

L’opération concerne la restitution des couvertures de la tour de l’horloge et de la galerie des cerfs, puis la restauration à l’identique de leurs façades ainsi que de celles du pavillon Morey sur sa partie néo-renaissance.
Le projet de restauration a permis de mettre en évidence la cohérence du projet de Boeswillwald, dont les dispositions ont été maintenues. Le principe de pose de l’ardoise au crochet sur le lattis de fer a été conservé, en cohérence avec la conception générale des charpentes. L’ensemble des tôles de cuivre estampées a été conservé.

La flèche

La flèche, disparue depuis 1768, a été entièrement recréée par Boeswillwald. La stabilité de la flèche a été entièrement vérifiée.
La couverture a été restituée en ardoise neuve de type violine, dont la teinte est identique à l’ardoise Fumay mise en oeuvre au XIXe siècle, dont les ardoisières ne sont plus exploitées aujourd’hui.
Si la tour de l’horloge comportait une couverture d’ardoise en partie basse, toute la partie supérieure de la flèche était habillé de cuivre. Elle avait perdu, au cours de différentes tempêtes, ses chardons décoratifs situés en son sommet. Le Musée Lorrain les ayant conservés, ils ont pu être restaurés et ont retrouvé leur emplacement d’origine.
Le décor de la crête a fait l’objet d’une concertation avec le doreur afin de déterminer les parties à orner. Les aigles situés sous la croix de Lorraine étaient argentés à l’origine. Ils ont été traités à la feuille d’aluminium.
Une attention particulière a été portée à l’évacuation des eaux de pluie et à la protection des ouvrages. Sur l’ensemble du palais, corniche, chéneaux, gargouilles, ont bénéficié d’une protection en plomb.