Ossuaire de Douaumont

Programme de l’intervention : Restauration générale
Localisation : Douaumont (55)
Maîtrise d’ouvrage : Fondation de l’Ossuaire de Douaumont
Maîtrise d’oeuvre : Pierre-Yves Caillault ACMH – mission complète
Calendrier des travaux : 2010-2014
Coût des travaux : 1 357 500 € HT

Le monument

L’Ossuaire de Fleury-devant-Douaumont est un édifice exceptionnel dans la représentation mnémonique de la Grande Guerre. Erigé à partir de 1920, le bâtiment est l’oeuvre de trois architectes : Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy. Par ses dimensions importantes et sa portée symbolique, l’Ossuaire s’impose dans le paysage et la nécropole nationale, qu’il surplombe de sa haute tour-phare.
En septembre 1927 les dépouilles de cent trente mille soldats sont transférées dans les « cloîtres » de l’édifice, qui sera achevé et inauguré en 1932. Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1996.
La particularité constructive du bâtiment réside justement dans la couverture de ces « cloîtres latéraux » et de la chapelle. Elle est formée de deux voûtes en pierre appareillée superposées. L’espace libre entre les voûtes (environ 1.87 mètres) abrite une série de raidisseurs en béton armé au nombre de 10 sur chaque aile de cloître, assurant la stabilité de la coque supérieure.

La restauration

L’état sanitaire que nous avions dressé en 2006 mettait en évidence l’opportunité d’une campagne de travaux ayant pour but de garantir la conservation du monument. En bon état apparent, l’édifice présentait toutefois des parements dégradés, des éléments sculptés épaufrés et des emmarchements devenus dangereux. Il s’agissait alors d’ajouter aux stricts travaux de conservation, la mise en sécurité et la valorisation de l’édifice.
Les travaux débutés fin 2010, ont conduit à des découvertes et réflexions qui ont permis d’affiner le parti de restauration et ont contribué à enrichir la connaissance du monument.
La restauration globale de l’ossuaire a été complétée le réaménagement de l’intérieur de la tour qui accueille un espace muséographique ouvert aux visiteurs. Cet espace ouvert au public doit prendre en compte les règles actuelles de sécurité, imposant de modifier les garde-corps au débouché de l’escalier ; ils ont été simplement adaptés par l’adjonction de tôle perforée en partie basse du barreaudage et par le rehaussement de la main-courante existante. L’oeuvre originale a pu ainsi conserver toute sa substance.