Saint-Pierre-le-Jeune – Strasbourg

Programme de l’intervention : Restauration de la galerie Goetz
Maîtrise d’ouvrage : DRAC Alsace
Maîtrise d’oeuvre : Pierre-Yves Caillault ACMH mission complète
Calendrier des travaux : en cours
Coût prévisionnel des travaux :  2 813 000,00 € HT

Le monument

Une première collégiale Saint-Pierre est bâtie à l’initiative de l’évêque Guillaume, comte de Strasbourg, à partir de 1031. Bien que conservant des éléments de cette phase primitive, l’église Saint-Pierre-le-Jeune actuelle résulte d’une reconstruction menée à la fin du XIIIe siècle. L’église est complétée au sud par la construction d’un double bas-côté, pourvu d’un portail monumental.

Elle est achevée en 1320 et consacrée la même année. Des chapelles sont accolées entre les XIVe et XVIe siècles.

En 1524, l’église est dédiée au culte luthérien. A la fin du XVIIe siècle et suite au rattachement au royaume de France, Saint-Pierre-le-Jeune est partagé entre les paroisses protestante (dans la nef) et catholique (dans le chœur). Un mur est bâti au niveau du jubé.

A la fin du XIXe siècle, la paroisse catholique se transfère dans un nouvel édifice. Cela va être l’occasion d’une restauration de grande ampleur, menée par l’architecte allemand Carl Schäfer. Il opère d’importantes restitutions, notamment à l’intérieur. Il relève un certain nombre de peintures médiévales subsistant sous les badigeons successifs qu’il va restituer et compléter, pour proposer un décor peint entièrement renouvelé.

Achevée en 1902, cette restauration suscite une vive polémique, conduisant à une menace de déclassement de l’église, protégée au titre des Monuments historiques depuis 1862. La protection est toutefois maintenue et l’édifice fait l’objet de travaux extérieurs au cours du XXe siècle. Les intérieurs, aujourd’hui très dégradés, n’ont pas bénéficié de restauration depuis leur renouvellement par Schäfer.

L’opération

La synthèse de l’étude historique, du diagnostic sanitaire de l’édifice et de l’analyse menée par le restaurateur spécialisé en polychromie en février 2012 ont permis de proposer une série de mesures conservatoires d’urgence pour les décors peints avant le projet de restauration et de mise en valeur.

Les travaux d’urgence se sont donc décomposés en deux chapitres qui ont fait l’objet de la première phase :
– les mesures conservatoires sur les peintures : polychromie des murs et des voûtes;
– les investigations préparatoires au projet et les travaux test.

Notre intervention proposait la consolidation sur place des décors peints dont l’état sanitaire était particulièrement inquiétant. L’étendue de l’intervention sur chaque zone était à déterminer en fonction des pertes d’adhérence et des réels soulèvements du décor peint observés sur le chantier.

Les investigations complémentaires ont permis d’apporter des précisions sur la mise en oeuvre ou le degré de dégradation de certains ouvrages, informations indispensables pour l’élaboration du projet de restauration définitive.

La seconde phase vise à restaurer l’ensemble des ouvrages intérieurs, décors peints, maçonneries, menuiseries, etc.